Après un feu de cheminée, votre assureur peut vous demander le certificat de ramonage. Sans lui, il peut réduire, voire refuser, l’indemnisation si le sinistre vient d’un défaut d’entretien. Seul un professionnel peut délivrer ce certificat.
Veilleuse › Articles, mis à jour le 12 octobre 2026
Le ramonage est obligatoire
Depuis le décret du 20 juillet 2023, tout conduit de fumée en service doit être ramoné au moins une fois par an, partout en France, par un professionnel qui remet une attestation. Le règlement sanitaire de votre département peut demander plus : deux ramonages par an, dont un pendant la saison de chauffe, c’est la règle dans la plupart des départements pour le bois et le fioul. Voir la règle dans votre département.
Le défaut de ramonage est une contravention de troisième classe : jusqu’à 450 € d’amende. Mais le vrai risque, c’est l’assurance.
Ce que l’assureur peut faire
Après un incendie ou un feu de cheminée, l’assureur cherche la cause. Si le sinistre vient d’un conduit mal entretenu, il peut, selon votre contrat :
- vous demander le certificat de ramonage ;
- réduire l’indemnisation si vous ne pouvez pas le présenter ;
- dans certains cas, refuser d’indemniser.
Les assureurs le disent eux-mêmes dans leurs guides (Macif, Groupama, MAIF). Certains contrats imposent même une fréquence précise de ramonage. Relisez la partie « obligations de l’assuré » ou « prévention » de votre contrat habitation : c’est elle qui compte.
Qui peut délivrer le certificat ?
Un professionnel du ramonage, qualifié. Le ramonage doit être mécanique : un hérisson passé dans le conduit. Un produit chimique seul ne compte pas comme ramonage.
La bûche de ramonage aide à décoller une partie de la suie, mais elle ne remplace pas le passage du professionnel. Selon la MAIF, un éventuel « certificat » vendu avec une bûche n’a aucune valeur.
Ce que le certificat doit indiquer
D’après la Macif, l’attestation précise notamment :
- la date de l’intervention ;
- le ou les conduits ramonés ;
- que le conduit est libre sur toute sa longueur (on parle de « vacuité ») ;
- les anomalies constatées, s’il y en a.
Vérifiez ces points avant que le ramoneur parte. Si une anomalie est signalée, faites-la corriger : un certificat qui mentionne un défaut non réparé ne vous protège pas.
Combien de temps le garder ?
Gardez chaque certificat au moins jusqu’au ramonage suivant, et conservez l’historique : en cas de sinistre, vous montrez que le conduit est entretenu régulièrement. Si votre contrat d’assurance fixe une durée, suivez-la. Une photo sur le téléphone et une copie dans vos mails évitent de le perdre.
Pour la chaudière, la règle est écrite : l’attestation d’entretien est remise dans les 15 jours et se garde au moins 2 ans, pour la présenter au bailleur ou à l’assureur.
Vous n’avez pas fait ramoner l’an dernier ?
Ce n’est pas trop tard pour régulariser. Faites ramoner avant d’allumer cette année, et gardez le certificat. Si le ramoneur constate un conduit très encrassé ou une anomalie, il l’écrit sur le certificat : faites faire la réparation avant la première flambée.
Locataire : c’est à vous
En location, le ramonage fait partie des réparations locatives (décret du 26 août 1987). Il est à la charge du locataire, qui garde le certificat. Le propriétaire peut vous le demander. Au départ, il peut aussi en tenir compte : voir départ du locataire et dépôt de garantie.
Le bon moment
Faites le premier ramonage en septembre ou octobre, avant d’allumer. Le second, si votre département l’exige, au milieu de la saison de chauffe, vers février. Les ramoneurs sont très demandés à l’automne : réservez tôt. Le calendrier Veilleuse vous rappelle les deux dates. Voir aussi rallumer son poêle sans risque.
En résumé
- Au moins un ramonage par an, souvent deux.
- Par un professionnel, qui remet un certificat.
- Sans certificat, l’assureur peut réduire l’indemnisation.
- La bûche de ramonage ne remplace pas le ramoneur.
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Questions fréquentes
L’assureur peut-il refuser d’indemniser sans certificat de ramonage ?
Si le sinistre vient d’un défaut d’entretien, l’assureur peut réduire l’indemnisation, voire la refuser, selon votre contrat. Le certificat prouve que le conduit était entretenu.
Une bûche de ramonage suffit-elle ?
Non. Elle ne remplace pas le ramonage mécanique par un professionnel, seul à délivrer un certificat reconnu.
Qui paie le ramonage dans une location ?
Le locataire : c’est une réparation locative prévue par le décret du 26 août 1987.
Combien de ramonages par an ?
Au moins un partout en France depuis 2023, et deux dans la plupart des départements pour le bois et le fioul, dont un pendant la saison de chauffe.
Que doit indiquer le certificat de ramonage ?
Selon la Macif : la date, le ou les conduits ramonés, le fait que le conduit est libre sur toute sa longueur, et les anomalies constatées. Faites corriger toute anomalie signalée avant d’allumer.
Sources : Légifrance : décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 ; Légifrance : code de la santé publique, articles R1331-66 à R1331-78 ; Macif : ramonage et assurance habitation ; Groupama : ramonage, obligations et sécurité ; MAIF : la bûche de ramonage ; Service-Public : entretien annuel des équipements de chauffage.